La ville de Yangshuo située à 90km au sud de Guilin et à 30 km au sud de Xingping s’étale sur une des rives de la rivière Li. Elle est passée de 40 mille habitants il y a 30 ans à plus de 300 mille habitants aujourd’hui. Comme Xingping, elle est entourée de pics karstiques et attire de nombreux touristes chinois et étrangers. Des balades en bateau ou en radeau de bambou permettent de d’admirer les beaux paysages offerts par les pics karstiques.
Le meilleur moyen de découvrir ses environs est de louer un scooter électrique ou un vélo. Si on préfère marcher, on peut aussi se faire véhiculer par un Didi, l’équivalent de Uber.
Je m’y suis trouvée pendant la fête de Qingmingjie, le moment où on nettoie les tombes et où l’on rend hommage aux ancêtres. Des pétards explosaient partout pour honorer les défunts et éloigner les mauvais esprits. Cette pratique est interdite dans des villes comme Pékin, Shanghai ou Canton mais elle est tolérée dans les plus petites villes.
La province du Guangxi s’appelle la région autonome Zhuang du Guangxi. Sur une population de 50 millions d’habitants, l’ethnie Zhuang compte près de 20 millions de personnes. C’est l’ethnie la plus nombreuse après les Han. Les Zhuang ont obtenu leur autonomie en 1958 et sont restés fidèles à leur devise : rester unique, rester Zhuang tout en faisant partie intégrante de la Chine. Les personnes âgées pensent cependant que les Zhuang ont été largement assimilés. Ils ont gardé leur langue orale mais pas leur langue écrite qui avait été latinisée comme celle de leur voisin, le Vietnam.
Xingping est une petite ville située à environ 70km au sud de Guilin, au bord de la rivière Li.
Elle est entourée de pics karstiques et les touristes chinois y viennent principalement pour faire une balade en bateau sur la rivière et pour se faire photographier devant le paysage figurant sur le billet de 20 yuan. On peut aussi grimper sur Laozhaishan, un des pics surplombant Xingping. Un ferry permet d’aller se balader sur une petite île plantée de bambous et de vergers de mandariniers.
Après Zhaoxing au Guizhou, nous nous retrouvons dans le village de Chengyang composé de 8 hameaux entourés de plantations de thé. C’est un village Dong dont les constructions sont majoritairement en bois. Nous dormons dans une Guesthouse joliment restaurée. Des panneaux demandent aux clients qui logent aux 2ème et 3ème étage de faire attention aux voisins du dessous lorsqu’ils marchent mais comme nous sommes seules, la nuit a été très silencieuse. Le village possède, comme à Zhaoxing, des tours du tambour et des ponts du vent et de la pluie pour se protéger des éléments. Chaque quartier ou clan dispose de sa tour du tambour, lieu de réunion, de discussion et de cohésion sociale. Dans un des 8 hameaux, nous avons rencontré des femmes filant et tissant du coton. Dans un autre, se tenait un grand banquet dressé devant une scène où des hommes et femmes Dong chantaient et dansaient.
Ce petit village est situé à 600m d’altitude environ. Il possède 5 tours du tambour, lieu où les locaux se retrouvent pour jouer aux échecs, discuter ou passer un moment. Le soir, ils allument un feu dans un foyer en pierre pour se réchauffer. Les tours du tambour sont précédées d’une grande place où les Dong chantent et dansent le soir. Les Dong sont environ 3 millions et vivent principalement au Guizhou, au Hunan et au Guangxi. Ils sont connus pour leurs constructions en bois comme les tours du tambour et les ponts du vent et de la pluie. Ils vivent de la culture du riz, de l’élevage de poissons dans les rizières et de l’élevage de canards.À Zhaoxing, ils vivent principalement du tourisme. Nous avons fait une randonnée dans les rizières vers le petit village de Tan An perché à 900m d’altitude, ici les habitants vivent principalement de la riziculture.
Arrivée avec ma fille à Guiyang, capitale du Guizhou, le 15 mars par un TGV en provenance de Guangzhou (Canton). Le trajet dure entre 3h30 et 4h pour parcourir environ 950km. En arrivant à Guiyang située à 1000m d’altitude, il faisait 11 degrés. Nous avons perdu entre 10 et 15 degrés par rapport à Canton et il pleut. Mais nous ne nous réchauffons pas au Maotai, l’alcool national produit à Zunyi au nord de Guiyang.
Le lendemain, nous avons pris les transports en commun (métro et bus) pour nous rendre à Qingyan, une ville fortifiée édifiée au 14ème siècle et carrefour d’échanges entre les provinces du sud-ouest de la Chine. C’est ainsi qu’on peut visiter des temples bouddhiste, taoïste, une église chrétienne et des résidences d’éminents personnages. De nombreuses boutiques et restaurants jalonnent les vieilles rues. Nous avons évité le pied de cochon, une spécialité du coin pour nous régaler d’une autre spécialité locale comprenant différents légumes à manger dans des petites galettes de riz.
De Guiyang, nous avons pris un TGV pour Anshun située à une centaine de kilomètres au sud-ouest de la capitale. De là un Didi, l’équivalent de Uber pour visiter les chutes de Huangguoshu, un site déclaré patrimoine national qui figurait avant sur les billets de 50 yuan. Le soir et le lendemain matin, nous nous sommes baladées dans la vieille ville où nous avons rencontré de joyeux touristes se rappelant les chants révolutionnaires qu’ils chantaient lorsqu’ils travaillaient à la campagne. Puis nous avons pris un nouveau TGV pour Kaili. Le trajet qui durait encore 4 à 5 heures jusqu’en 2017, ne dure plus qu’1h15.
Kaili est un point de départ pour se rendre dans des villages habités par des ethnies minoritaires comme les Miao ( Hmongs). Nous sommes allées voir 2 villages Hmongs, l’un spécialisé dans la fabrication de textiles et de broderies, l’autre dans la fabrication de papier. Et nous avons visité un village habité par des Gejia spécialisé dans la fabrication de batiks. Ces villages étaient quasiment déserts, tout le monde étant parti travailler en ville. Ils revivent surtout au moment des fêtes lorsque les familles se retrouvent.
De Kaili, nous sommes parties en train ordinaire cette fois jusqu’à Zhenyuan située à l’est de Kaili. C’est une petite ville touristique établie au bord de la rivière Wuyang. Nous nous sommes installées dans une petite Guesthouse située dans la vieille ville. Zhenyuan est une ancienne base militaire, carrefour d’échanges entre le transport terrestre et le transport fluvial. Nous y avons monté et descendu de nombreuses marches et sommes parties en balade sur la rivière Wuyang. Pour qui aime voir passer les trains, il y a un point de vue intéressant du haut des remparts. En revenant de notre balade sur la Wuyanghe, notre chauffeur de taxi a fait une halte le long de vergers de pêchers poussant dans des champs de colza. Comme c’était un samedi, beaucoup venaient prendre des photos et se retrouver autour de barbecues.
De Zhenyuan, nous avons pris une voiture pour Congjiang. Le trajet en train aurait duré 7 heures car il fallait repasser par Guiyang, alors qu’en voiture nous n’avons mis que 2h30. Congjiang est aussi un point de départ pour aller dans les villages et les rizières en terrasse. Nous avons visité le village Hmong de Basha avec ses maisons en bois sur pilotis, ses grands portiques sur lesquels est stocké le riz et ses bâtons en bambou sur lesquels sèchent les feuilles de colza. Le lendemain, nous sommes allées à 80km de Congjiang admirer les rizières en terrasse de Jiabang. Les Hmongs utilisent également les rizières pour élever des poissons. Celles-ci se situent entre 500 et 900 m d’altitude et couvrent 660ha.